« L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. » 

Nelson Mandela.

J’ai eu le plaisir de lire cette phrase sur les murs d’un lycée, dans lequel je suis intervenue durant 3 jours pour former des enseignants à la pratique de la pleine conscience avec leurs élèves.

Éduquer est une mission difficile, pas toujours valorisée par notre société, et c’est pourquoi il peut-être bien utile de se souvenir de la fable des casseurs de pierres.

En se rendant à Chartres, Charles Peguy aperçut sur le bord de la route un homme qui cassait des cailloux à grands coups de maillet. Les gestes de l’homme étaient empreints de rage, sa mine était sombre. Intrigué, Peguy s’arrêta et demanda :

– « Que faites-vous, Monsieur ? »

– « Vous voyez bien », lui répondit l’homme, « je casse des pierres ».

Malheureux, le pauvre homme ajouta d’un ton amer : « J’ai mal au dos, j’ai soif, j’ai faim. Mais je n’ai trouvé que ce travail pénible et stupide ».

Un peu plus loin sur le chemin, notre voyageur aperçut un autre homme qui cassait lui aussi des cailloux. Mais son attitude semblait un peu différente. Son visage était plus serein, et ses gestes plus harmonieux.

– « Que faites-vous, Monsieur ?», questionna une nouvelle fois Peguy.

– « Je suis casseur de pierre. C’est un travail dur, vous savez, mais il me permet de nourrir ma femme et mes enfants. »

Reprenant son souffle, il esquissa un léger sourire et ajouta : « Et puis allons bon, je suis au grand air, il y a sans doute des situations pire que la mienne ».

Plus loin, notre homme, rencontra un troisième casseur de pierres. Son attitude était totalement différente. Il afficha un franc sourire et il abattit sa masse, avec enthousiasme, sur le tas de pierre. Pareille ardeur était belle à voir !

– « Que faites-vous ? » demanda Peguy

– « Moi, répond l’homme, je bâtis une cathédrale ! »

Le sens que l’on donne à nos actions est fondamental et impacte fortement notre état d’esprit. Quand on a une cathédrale dans la tête, on ne casse pas les cailloux de la même manière.

Quand on rencontre les enfants comme des personnes à part entière, et que l’on n’oublie pas que ce sont eux qui auront la responsabilité du monde dans quelques années, vivre à leur côté devient une formidable aventure humaine et politique au sens noble du terme.

Je vous propose dans cet article _et aussi dans la vraie vie, vous le verrez en lisant cet article jusqu’au bout_ de rencontrer une femme inspirante Isabelle Peloux qui, dans le cadre de son métier d’enseignante,  s’est posée la question suivante :

« Quels enfants laisserons-nous à la planète? »

Professeure des écoles, formatrice en relation entre l’enseignant et l’enseigné, accompagnatrice de groupe de parole de parents, elle a fondé en 2006 l’école élémentaire de Colibri, dans la Drôme, au cœur de la ferme agroécologique des Amanins. Isabelle Peloux développe une pédagogie qui repose sur la coopération plutôt que sur la compétition et vise à apprendre aux enfants à travailler autrement tout en respectant le programme scolaire habituel.

Anne Barth a passé un an au côté d’Isabelle et des enfants, et a réalisé un documentaire intitulé « Quels enfants laisserons-nous à la planète?« 

Voir la bande annonce

J’organise une projection en partenariat avec le CIFA Saint Denis (77 Grande Rue de la Croix-Rousse, 69004 Lyon)

le mardi 27 février 2018 à 20h45

Isabelle Peloux nous fera l’honneur de sa présence, pour animer le débat qui aura lieu juste après.

Au plaisir de partager avec vous cette expérience inspirante !

Maryline.

 

 

Quels enfants laisserons-nous à la planète ?
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